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Wellness en Floride

Pratiquement, tous les hôtels de catégorie supérieure disposent d’un spa. La tendance américaine vise l’esthétique et le bien-être immédiat avec un ou deux soins ponctuels. Il n’est guère possible de faire ici une cure de remise en forme façon thalassothérapie.
Prix des séances plus élevés qu’en Europe et en Afrique du Nord.

 

* La citation des établissements hôteliers dans cet article est libre de toute publicité. Commission habituelle pour les agents de voyages en cas de réservation par leur intermédiaire.

 

Autres destinations aux Etats-Unis

 

 


 

De Miami à Jacksonville

« Note-book » confidentiel

La Côte Est de la Floride mérite de s’y attarder. Détours indiscrets« chic… et toc »,  le long de la I-95.


«Bienvenue à South Beach pour un splash dans les « roaring twenties », les années de la Belle Epoque et du fameux style MiMo, Miami Modern façon Art Déco. Le long de Lincoln Road, tous les bâtiments sont classés historiques. Le Ritz Carlton vient d’ouvrir ses portes en bordure de plage mais il a dû conserver, en façade sur la rue, le nom du DiLido Beach Club d’autrefois. L’architecture est préservée, déclare Suzie Sponder, Media Manager Europe. Les couleurs, par contre, vous semblent-elles chatoyantes ou criardes ? Sont-elles authentiques ? Tout était d’un blanc immaculé jusqu’à la Grande Dépression. Puis, pendant plusieurs décennies, le quartier devint carrément glauque. En 1980, le réalisateur Michael Mann de la série TV « Miami Vices » fit repeindre toutes les maisons en jaune, rose, bleu, vert, … pour donner plus de caractère au décor de l’action. Paris ou Miami vaut bien une messe. Le succès mondial de ces épisodes déclencha un boom touristique sans précédent. »

Aujourd’hui, Miami n’est pas une simple escale en Floride mais une destination à part entière avec une moyenne de séjour de 5,4 nuits pour 11 millions de touristes accueillis l’an passé. L’impact s’élève à près de 10 billions de dollars dépensés dans l’économie directe (hôtels, restaurants, bars, shopping, …).

Certains visiteurs débarquent à Miami Airport, d’autres à Fort Lauderdale. L’éternelle rivale, à une heure de route, qui désire casser son image de station balnéaire mise a la mode, dans les années soixante par l’éthylique « Easter Spring Break » des universitaires fêtant leur diplôme. Souvenez-vous du film « Where the boys are » avec George Hamilton et Connie Francis !

« Jusqu’à la fin de 2006, le front de mer va se doter d’hôtels prestigieux tels que le St. Regis, le W et le Trump International pour un peu plus de glamour par rapport à Miami, précise Jessica Taylor, Public Relations Manager. Fort Lauderdale n’en oublie pas moins l’une de ses spécialités, les établissements à direction privée et familiale. En catégorie luxe, le Lago Mar Resort, par exemple, à la clientèle fidèle ainsi que les 80 « Superior Small Lodging ». A Hollywood dont le trottoir longe quasiment toute la plage, l’un d’eux, le Greenbriar Beach Club figurant dans le guide « Florida’s best kept secret », est pied dans l’eau. » Vu et approuvé, à peine cinquante pas séparent les 47 appartements des vagues de l’Atlantique.

Le tourisme est l’activité principale du Broward County avec 9 millions et demi de visiteurs ayant dépensé 7,97 billions de dollars. Fort Lauderdale appartient également au Top 5 des destinations américaines à l’enseigne de l’arc-en-ciel avec le séjour de 830 000 gays qui claquèrent par ici 810 millions de dollars. Par ailleurs, depuis le 5 octobre, JetBlue propose 5 vols par jour, à prix cassés, entre Newark et Fort Lauderdale-Hollywood, une liaison disposant déjà de 50 AR. « Nous sommes en train de devenir la banlieue au soleil de New York », conclut Jessica.

Trop populaire ou trop fréquentée pour vous ? Alors, arrêtez-vous un peu plus loin à Delray, « The Village by the Sea », qui a su conserver son charme authentique. Flânez le long d’Atlantic Avenue ! Des boutiques attrayantes et des restaurants aux terrasses accueillantes se nichent dans des murs historiques. Sundy House, une magnifique maison victorienne, également classée au registre national, est devenue une auberge de qualité au cœur d’un jardin tropical. Intimité garantie pour toute lune de miel.

Ici, ce n’est pas Palm Beach (une heure par les petites routes) et ses paparazzis à l’affût de Catherine Deneuve adorant séjourner au Chesterfield Hotel et de ses 7000 milliardaires ne résidant dans leur maison que trois mois par an pendant la saison d’hiver.

L’île fut achetée, en 1888 par Henry Flagler, l’un des trois fondateurs de la Standard Oil (Esso), pour sa seconde épouse. Ce businessman ayant fait fortune dans le pétrole et l’acier amena le chemin de fer en Floride. « Il fut l’initiateur de l’économie et du tourisme dans cet état avec la construction du Royal Poinciana, un hôtel entièrement en bois de 1400 chambres, qui ouvrit ses portes en 1894. On y venait en train, un voyage de 36 heures au départ de New York jusque dans le lobby puisque ce palace avait sa propre gare. Il faut visiter « The White Hall », sa demeure transformée en musée, pour saisir, dans chaque détail, l’histoire et le destin touristique de la Floride actuelle. Demeurant très « beachy » avant tout, il faut bien l’avouer. En 1900, les femmes se baignaient en costume de bain mais devaient garder leurs bas de couleur foncée de telle façon qu’on ne pouvait pas supposer qu’elles étaient jambes nues, dit, avec humour, Rick Rose, guide de la ville et directeur de Grandview Gardens, un B&B (grandview-gardens.com) qui vient d’ouvrir ses portes à West Palm Beach.

Le lèche-vitrine du monde de l’argent ( le fondateur de la firme de cosmétique Revlon vient de vendre sa maison pour 70 millions de dollars) vous ennuie-t-il ? Alors, filez tout droit vers le nord sur la I-95 en dépit des clins d’œil de Mickey vous incitant à bifurquer sur Orlando !

« Jacksonville n’est pas vraiment une destination touristique mais plutôt d’affaires. La première industrie est celle de la pêche de la crevette, le port joue un rôle de première importance dans l’import/export du sud des Etats-Unis et la Navy est l’employeur principal de la région, précise Jennifer MacPhee, director of communications. Les excursions en kayak sont toutefois très appréciées des connaisseurs. Pourquoi ce détour ? Juste pour apprécier l’accueil authentique des gens et considérer la réalité de la vie quotidienne en Floride. « No risk, no gain » comme disait Flagler. Tenez !, Tina Musico a ouvert son B&B « The Inn at Oak Sreet » en 2002… déclarée « Inn of the Month » deux ans plus tard par « Travel & Leisure » dans son numéro de février. Une banlieue résidentielle de la ville s’appelle Switzerland, Fla… mais là, il n’y a vraiment rien à voir. »
Le fun est à Disney World, à 2 heures de voiture. Par la I-95 South et la 4 West.


Claude-Yves Reymond, de retour de Floride