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Autres destinations aux Etats-Unis
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sur un V8
Le Texas est-il oublié des circuits touristiques habituels ? Arguments de vente recueillis sur place lors d’un «loop» au départ de Houston. Giga qualifie la quatrième ville des Etats-Unis, forte de ses plus de 4 millions d’habitants. Sur plusieurs niveaux, les autoroutes à 6 pistes, voire 8, zigzaguent entre les gratte-ciel. Les sorties sont à droite comme à l’accoutumée… mais aussi à gauche. Pas de panique ! Il suffit de rouler au milieu et, d’une queue de poisson à l’autre, de tenter d’aller visiter le fameux Space Center, l’attraction numéro 1 de la mégapole. L’allure vif-argent est même recommandée. «A Houston, personne ne respecte les limitations de vitesse. Le trafic, composé majoritairement de SUV et de camions, est si dense que, même par hélicoptère, la police n’a pas les moyens de verbaliser» confie Jorge Franz, Deputy Director Houston Image Group and Tourism. Les distances se calculent non par miles mais par heures passées au volant.» Si les fusées décollent de Cap Canaveral en Floride, c’est de Houston que leur mise à feu est ordonnée. Le Space Center, à l’architecture de campus universitaire, est facile à trouver, il suffit de rouler, rouler… et rouler sur l’Interstate 45 South. Comme la découverte des interminables salles d’ordinateurs ne présente guère d’intérêt pour le profane, le complexe s’est doté d’un musée éducatif et interactif. Les buts sont clairement affichés : (r)allumer la passion des grands et déclencher la vocation des petits. L’endroit inspire du meilleur de Disney et de Spielberg façon E.T. Des projections de films sur écran haut comme une maison de cinq étages avec «surrond sound» garantissent les montées d’adrénaline et, via les effets spéciaux, les sensations d’apesanteur. A la sortie de la «Starship Gallery», chacun peut toucher un fragment de roche lunaire authentique. Du bout des doigts qui tremblent… puisque si forte est l’émotion. Houston est la capitale mondiale de l’énergie et de l’espace. La place ? Ici, il y en a à profusion. «The Houstonian» inclut un fitness permettant d’accueillir plus 5000 membres en dépit d’une cotisation annuelle de 5000 dollars, affirme Mark Lupton, directeur. Georges Bush père, en voisin à moins d’un mile, aime à y venir.» Bon à savoir, l’accès est gratuit pour les résidents de l’hôtel. Galveston, à trente minutes de voiture, se profile au loin. De gigantesques réservoirs de pétrole parsèment les flancs de l’autoroute. Une haute digue protège l’endroit des fréquentes tornades et dans le lointain s’étendent des plages souvent mazoutées. La vielle ville aux maisons victoriennes vaut le détour mais il est permis d’éviter Kemah dont le récent «Boardwalk» sans grand intérêt tient lieu de «tourist trap». Malgré son «Texas Medical Center», une véritable ville de plus de 60 000 personnes regroupant les meilleurs spécialistes des opérations à cœur ouvert et de la lutte contre le cancer, et son Astrodome, surnommé la «huitième merveille du monde», Houston désire casser son image de marque un rien provinciale pour mieux rivaliser touristiquement avec New York, Los Angeles et Chicago. «La ville possède un quartier des théâtres et un autre dédié aux musées. Nous avons à disposition 12 948 sièges dans un carré de quatre blocks, ce qui nous place au deuxième rang, juste après New York, précise Michael Taormina, General Manager du Hobby Center for the Performing Arts. Le «Houston Museum of Natural Science» est l’un des plus visités des Etats-Unis en raison de son exposition de papillons tout comme le sont les collections permanentes de tableaux du «Museum of Fine Arts».» Houston possède également le plus grand rodéo du monde qui, pendant trois semaines en mars, attire plus de 3 millions de visiteurs. «L’association organisatrice aux 15 000 bénévoles dégagea l’an passé un bénéfice net de 8 millions de dollars attribué à des bourses universitaires, explique Pam Summers, Executive Director du Bay Area Houston Convention & Visitors Bureau, apportant ses compétences à cette équipe gagnante. Pour retrouver l’origine du Texas et son histoire, filez jusqu’au George Ranch Historical Park à Richmond. La visite des maisons de 4 générations de pionniers ayant fait fortune dans la culture du maïs puis l’exploitation du pétrole, la découverte de cow-boys de couleur noire (des anciens esclaves) et tout l’art du lasso seront à ce rendez-vous. «Dans les années 40, un cow-boy, nourri, logé et blanchi gagnait 10 dollars par semaine ; aujourd’hui, son salaire annuel dépasse les 25 000 dollars.» San Antonio
La route se poursuit vers Fredericksburg fondée en 1846 par des émigrés en provenance du Nord de l’Allemagne. L’ambiance est plutôt à l’image du folklore bavarois le long de Main Street ou Hauptstrasse… mais qu’importe ! «Curieusement, cette petite localité de 9000 habitants dispose de plus de 100 médecins, se plaît à raconter Ernie Loeffler, directeur du tourisme. Chacun contribua par des donations à équiper l’hôpital. Le mouvement fut donné et, de loin à la ronde, on vient désormais se faire soigner par ici. C’est même l’activité principale avant le tourisme et la culture des pêches. »
Encore une fois, la route. Mais quels sont tous ces véhicules stationnés sur la bande d’urgence ? Ceux des familles admirant, dès le mois de mai, les fleurs sauvages du plus grand jardin des Etats-Unis, les praires du Texas s’étirant à l’infini. Fouler - à pied - l’herbe aux mille et une «wild flowers» est un plaisir intense. Le département des transports et de police n’approuve guère pour des raisons de sécurité mais ne verbalise pas. Dernière visite, celle du Capitole à Austin où les étudiants à la culture innovante ont déjanté la ville de sa fonction première et austère de capitale, avant de rejoindre Houston. Fin du «loop» d’une semaine. «When are you ready to come here ?» A cette question, répondez : «I’am fixing…». Expression terriblement locale valable pour un esprit décisif de pionnier européen en proie à l’inédit. Claude-Yves Reymond
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