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Bon à savoir
Découvrez les charmes embaumants de Cologne l’espace d’un week-end. Avec la Deutsche Bahn et l’hôtel Intercontinental (Pipinstrasse 1, 50 667 Cologne, tél. : 00 49 221 28 06-0, www.cologne.intercontinental.com)., le confort et la vitesse de l’ICE ainsi que l’ambiance feutrée 5 étoiles de cet établissement tout nouveau, à 500 mètres du Dom.
Office allemand du tourisme, Talstrasse 62, 8001 Zurich, tél. : 044 213 22 02. Accueil efficace et sympathique, en français également.
Site officiel de Cologne : koelntourismus.de
- Cologne: Pour l'histoire d'une eau et sa cathédrale
- Cologne: Les reliques des Rois Mages dans la cathédrale
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Les mystères de Cologne
Pour une mise au parfum
La cité rhénane doit sa réputation internationale à une eau. Laquelle ? Celle de Farina, la 4711 ou l’une des 1200 copies actuelles qui ont fait de cette senteur un générique ? Retour à l’original.
Natif de Santa Maria Maggiore en Italie, Jean Marie Farina (1685-1766) était un nez qui, un beau jour, décida de s’établir à Cologne en 1709. En l’honneur de sa ville d’adoption, il appela l’un de ses parfums nouvellement créé « Eau de Cologne ». Les cours du monde entier s’emballèrent pour cet élixir fleurant délicieusement la bergamote, le pamplemousse et la fleur d’oranger. Devant ce succès, les concurrents s’empressèrent de copier ce jus : ils s’emparent du nom et ajoutent de la lavande meilleure marché pour le rendre accessible à la bourgeoisie, puis au commun des mortels.
Jean Marie Farina se battit sans succès pour protéger sa création et il faudra attendre le XXème siècle pour que la huitième génération des Farina obtienne gain de cause. L’Eau de Cologne authentique s’appelle « Farina gegenüber. Original. Johann Maria Farina gegenüberdem Jülichs-Platz ». D’un procès à l’autre, l’affaire ne fut pas facile.
L’adversaire le plus coriace était la maison Mülhens sise à la Glockenstrasse 4711 (une numérotation de la rue voulue par un décret de Napoléon en 1796), quatre chiffres à prononcer « quarante-sept onze » qui faisaient et font toujours référence, commercialement parlant, en la matière.
Les Mühlens avaient eu l’idée de lancer une légende à des fins publicitaires. Le 8 octobre 1792, le jour de son mariage, Wilhems, le fondateur, aurait reçu d’un moine italien la recette d’une aqua mirabilis, une eau admirable et merveilleuse à base de fleurs soignant les vapeurs de l’époque et pratiquement tous les petits bobos d’un siècle à l’autre. Rien ne valait une friction avec la 4711. Le chartreux s’appelait Franz Maria Farina. Le changement d’un seul prénom permettait la confusion dans l’esprit de la clientèle, elle se perpétue encore aujourd’hui.
L’an passé, Mühlens, appartenant à l’américain Procter et Gamble, a distillé plus de 200 000 litres de la 4711 « Echt Kölnisch Wasser ou Original Eau de Cologne » ; ce produit demeure parmi les cinq premiers de la firme produisant aussi Rochas et Gucci.
Les chiffres de « Farina gegenüber » ne sont pas communiqués. Le produit authentique est vendu partout où la 4711 ne l’est pas. Cette senteur incomparable qui n’a absolument rien à voir avec les génériques de supermarchés tient à conserver son caractère unique. A découvrir à la Maison Farina, Obenmarspforten 21 à Cologne, pour un plaisir exquis et raffiné.
Cyr (Wellness Magazine Santé 21)
Autre symbole
L’emblème de Cologne est sa cathédrale gothique, construite de 1248 à 1880, qui domine toute la ville de ses tours caractéristiques. Proverbiale est aussi l’émotion qui assaille la majorité des Colonais lorsqu’à l’issue d’un voyage, ils distinguent déjà tout au loin les façades hautes de 157, 38 mètres de leur Dom. Certaines mauvaises langues appellent cela « l’esprit de clocher » mais qu’importe. Le charme de cet édifice religieux figurant parmi les plus grands du monde (surface au sol de 8 000 m2) est indéniable et impressionnant.
Ses murs renferment la châsse en or des Rois Mages. Cette oeuvre remarquable (1180-1225) de l’orfèvrerie de la région du Rhin et de la Meuse est ouverte le 6 janvier. Pour un hommage, une foule de fidèles vient alors admirer les reliques des saints du voyage et de la sécurité.
La légende raconte que c’est Hélène, la mère de l’empereur Constantin, qui aurait retrouvé les ossements des Rois Mages lors d’un pèlerinage à Jérusalem et Bethléem au IVème siècle. Sont-ils authentiques ? Responsable des recherches archéologiques concernant cette merveille, Frau Dr. Kemper répond entre sérieux germanique et pointe d’humour : « Rien n’est prouvé… puisque la croyance et la ferveur sont tellement plus importantes. »
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