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Freud s’est-il trompé ?


Jung n’était pas, notamment, pas d’accord avec Freud.
Les recherches récentes ont fait évoluer la psychanalyse. Les détracteurs de Freud lui reprochent notamment son auto analyse pour établir ses premières thèses.
Quoi qu’il en soit, Freud demeure le père de la psychanalyse et, sur ce point, chacun est d’accord.

A visiter à Vienne 


Musée Sigmund Freud et Société Sigmund Freud, Berggstrasse 19, 1090 Vienne, www.freud.t0.or.at
La bibliothèque, ouverte aux personnes faisant des recherches, est installée dans une partie de l’ancien appartement de Freud et regroupe plus de 25 000 titres.

Parc Sigmund Freud et Stèle commémorative de Freud, entre l’Université et la Votivkirche.

Buste Sigmund Freud, Université, 1, Dr.- Karl-Lueger Ring

Stèle Freud au Bellevue, Himmelstrasse 19

Tombe des parents de Freud, Zentrafriedhof

Immeuble Sigmund Feud. Dans l’habitat à vocation sociale, il est d’usage à Vienne de donner à un grand complexe d’habitation le nom d’une personnalité importante. Gussenbauergasse 5-7 dans le 9ème arrondissement.

A visiter en Autriche

 

 

 


 
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Freud à Vienne

Il n’est guère de personnalité marquante qui soit autant liée à Vienne que Sigmund Freud. Il y a passé 78 ans de sa vie et c’est là qu’il a fondé le grand édifice spirituel de la psychanalyse.

 

Les étapes de sa vie

1856 : Sigmund Freud naît le 6 mai à Freiberg en Moravie (aujourd’hui Pribor/République Tchèque). Il est le fils de Jacob (1815-1896), commerçant lainier juif, et d’Amalia (1835-1930) Freud.

1859 : Jacob Freud quitte Freiberg avec sa famille et s’installe à Vienne dans le quartier de Leopoldstadt (2ème arrondissement actuel).

1873 : Freud s’inscrit à la Faculté de Médecine de l’Université de Vienne.

1877 : Début du travail de Freud chez Ernst von Brücke à l’Institut de Physiologie.

1881 : Le 30 mars, Freud reçoit le titre de docteur en médecine.

1882 : Le 17 juin, Sigmund se marie avec Martha Bernays, la fille d’une famille juive très en vue.

1883-85 : En tant que médecin second à l’Hôpital Général de Vienne, Freud publie ses premiers travaux scientifiques sur la pathologie du système nerveux.

1885 : Nommé maître de conférences en neuropathologie, Freud obtient une bourse de l’Université de Vienne qui lui permet de travailler six mois chez le professeur Charcot à la Salpêtrière à Paris.

1886 : Le 25 avril, Freud ouvre son premier cabinet au numéro 7 de la Rathausstrasse.

1886-96 : Naissance de ses six enfants. A part Anna qui deviendra analyste pour enfants, aucun des enfants ne poursuivent les travaux de leur père (ses fils deviennent avocat, technicien et architecte).

1886 : Le 15 octobre, à la Société de Médecine, Freud donne une conférence sur les expériences qu’il a faites à Paris. Ses confrères réagissent avec froideur. Déception de Freud.

1891 : En septembre, Freud emménage au numéro 19 de la Berggasse dans le 9ème arrondissement. Il y habite et y a son cabinet jusqu’à ce que les nazis le contraignent à l’exil en 1938.

1895 : Publication des « Etudes sur l’hystérie ». Le 24 juillet, au château de Bellevue à Grinzing, il parvient à interpréter un rêve dans sa totalité.

1896 : Freud emploie pour la première fois le terme de psychanalyse dans son essai « Sur l’étiologie de l’hystérie ». (étiologie : étude des causes des maladies).

1899 : « L’interprétation des rêves » paraît aux éditions viennoises Franz Deuticke, postdatée de 1900.

1902-10 : A partir d’octobre 1902, un cercle de personnes intéressées se rassemble autour de Freud au sein de la société psychanalytique du mercredi soir, ainsi nommée car le groupe se réunit tous les mercredis dans la salle d’attente de Freud pour s’entretenir sur la psychanalyse. En 1910 est créée à Nuremberg la société Internationale de Psy analyse dont le premier président est le Suisse C. G. Jung : en désaccord avec Freud, il se démettra de ses fonctions en 1914.

1915-16 : Dernières conférences de Freud à l’Université de Vienne qui seront publiées sous le titre « introduction à la psychanalyse ».

1923 : Freud est atteint d’un cancer au palais et à la mâchoire et subira, jusqu’à sa mort, plus de 30 opérations. Sa maladie le force à se retirer en grande partie de la vie publique et à se faire désormais représenter par la cadette de ses filles, Anna, lors de conférences de psychanalyse. Jusqu’en 1938, la psychanalyse d’impose sur la scène internationale en tant qu’école scientifique et méthode thérapeuthique.

1932 : Echange épistolaire entre Freud et Albert Einstein qui sera publié en 1933 dans presque tous les pays d’Europe et en Amérique sous le titre « Pourquoi la guerre ? ».

1933 : Lors d’un autodafé de livres organisé par les nazis en mai à Berlin, des livres de Freud sont brûlés et leur lecture interdite en Allemagne.

1938-39 : Le 12 mars, les troupes allemandes pénètrent en Autriche, les nazis prennent le pouvoir. Le 13 mars a lieu la dernière séance du conseil de la Société Psychanalytique de vienne qui est dissoute le 23 août par l’administration nazie. Presque tous les membres de la société s’enfuient à l’étranger. Le 4 juin, samedi de la Pentecôte, Freud peut
Emigrer à Londres grâce à des interventions internationales. Il est accompagné en exil par sa femme, sa fille cadette Anna, sa femme de charge Paula Fichtl et son assistante médicale Josefine Stross. Freud s’installe dans immeuble du quartier londonien de Hampstead, Maresfield Gardens 20.


1939 : Le 23 septembre, Freud meurt. Il est incinéré le 26 au crématorium de Londres Golder’s Green et son urne placée au columbarium. Stefan Zweig tient une des oraisons funèbres.

 

La Psychanalyse, selon Freud. Il s'agit:

    1. « d’un procédé pour l’investigation de processus mentaux à peu près inaccessibles autrement.
    2. d’une méthode fondée sur cette investigation pour le traitement de désordres névrotiques.
    3. d’une série de conceptions psychologiques acquises par ce moyen et qui s’accroissent pour former progressivement une nouvelle discipline scientifique. »

 

Stefan Zweig, extrait de son oraison funèbre pour Freud, tenue au crématoire de Londres le 26 septembre 1939.
« Elle vit, cette magnifique action révélatrice de l’âme humaine, légende immortelle, dans toute les langues, et bien le plus littéralement qui soit ; en effet, quelle langue, capable d’avoir arraché les concepts et les mots au crépuscule du demi-conscient, pourrait désormais en être privée, à nouveau en être dépourvue. »