image  

 

voyages wellness fitness santé

e-magazine TESTS

385 idées de vacances proposées par trois professionnels du tourisme et du bien-être

 
 

 

 


 
publicité travelbest21

 

Contact 

* Pour tous renseignements : Majorica, Via Majorica 48, E - 07500 Manacor, Ouvert aux visiteurs 7 jours sur 7.

 

 


 
Duty Free

Le tour du monde des perles de Majorque

Pas moyen d’ouvrir la brochure des produits hors-taxes des compagnies aériennes sans tomber sur les perles Majorica vendues à bord de l’appareil. Saga de la réussite d’une très belle imitation vendue aux quatre coins du monde.

«Ces colliers de perles sont faciles à transporter. Leur prix abordable suggère une idée spontanée de cadeau qui fait toujours plaisir. Nous avons ainsi la chance d’être quasiment présent dans tous les catalogues «duty free» des aéroports et des compagnies aériennes, dit le directeur de la fabrique Majorica à Manacor dans l’île de Majorque. Le 10% de la production est acheté sur place par plus d’un million de visiteurs que nous recevons chaque année, le 45% est exporté directement dans 95 pays et le solde vendu en Espagne. Mais c’est en quelque sorte aussi une exportation déguisée. Le prix de base est partout le même mais peut différer en raison de la variation des cours du change et de la TVA propre à chaque pays.»

Le bonheur des dames


A la fin du siècle dernier, un artisan de Manacor, ville manufacturière, s’avisa que rares étaient les femmes qui pouvaient posséder des perles naturelles alors que toutes en rêvaient pour agrémenter leur charme. Une idée dans l’air printanier du temps aux prémisses d’émancipation où George Sand en séjour à Majorque fumait, certes, le cigare mais ne dédaignait pas pour autant le port de bijoux. Cet homme avisé décida ainsi de créer de ses mains ce qu’une huître pouvait faire. Il lui fallut du temps tout de même pour mettre au point le procédé d’irisation. En 1953, ô miracle !, ses perles d’imitation produisaient enfin la production des couleurs de l’arc-en-ciel par décomposition de la lumière pratiquement aussi bien que celles de culture.


Etape par étape

Plus de350 artisanes travaillent aujourd’hui dans la fabrique Majorica. Il n’y a pas d’école, le savoir-faire visant la perfection se perpétue de mère en fille. Un bâton d’albâtre travaillé au chalumeau permet dans un premier temps de confectionner le noyau en forme de boule, de poire ou de larme. Puis, vingt bains successifs dans un mélange blanc, rose, gris ou noir à la composition secrète de coquillages concassés et d’écailles de plus cent millions de poissons (la sardine est fort appréciée) apporteront le nacre irradiant. Le séchage et le tri s’ensuivront. «Le 47% des perles sera utilisé, le reste détruit. Nous dépendons de la météo. Il faut que l’air soit sec. Nous attachons une grande importance à la qualité de Majorica, marque déposée. Nous sommes imités mais jamais égalés en raison notamment de cette rigueur. Il faut un mois pour fabriquer un collier... et étrangement, notre plus gros client est le Japon, pays producteur.»
La perle est indémodable mais s’affirme avec quelques variations au gré du temps. Le look classique façon Chanel prône un tour du cou avec des perles de 7 à 8 mm de diamètre alors que la tendance actuelle tente d’imposer la cascade de 9 à 12. A vous de choisir. Ce que Femme veut, Dieu le veut et la carte de crédit se trouve dans la poche de Monsieur.


Olivier Philippe de retour de Majorque (12/07)