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Coup de chapeau
Le melon de Cavaillon si bon
Son histoire
Le melon apparaît dans les textes dès 1495 : un règlement donné par les deux co-seigneurs de la ville de Cavaillon. Clément de la Rovère (vice-légat du pape) et Toussaint de Villeneuve (évêque de Cavaillon) précise que « Tout habitant, à l’exception des infirmes et des femmes enceintes, trouvé dans le bien d’autrui à cueillir des raisins, amandes, noix, pêches, figues, pommes, poires, melons, clives et autres fruits, paiera pour chaque fruit ô deniers. »
Dans sa production raffinée, on le retrouve tout au long des XVIème, XVIIème, XVIIIème siècles comme présent offert aux grands personnages de passage dans la ville.
Parmi les plus anciennes variétés, on trouve les melons dits « brodés », variété longue à l’écorce verdâtre, rugueuse et comme couverte de broderies filiformes.
La variété Cantaloup, ainsi nommée parce qu’elle fut d’abord cultivée à Cantalupo, villégiature des papes à quelques lieues de Rome. Ce melon fut vraisemblablement introduit en France en 1495, au retour de l’expédition du roi Charles VIII en Italie.
Une autre variété, melons lisses, allongés et dépourvus de côtes, appelés melon de Malte, est attestée vers 1800.
Mais c’est à partir de 1925 que l’on commence à cultiver le melon charentais qui fait aujourd’hui la gloire du melon de Cavaillon et du Comtat.
Comment le choisir ?
Choisir un melon n’est pas une mince affaire ! Le principal critère de choix est le poids. Le melon doit être lourd, signe qu’il s’est gorgé de sève de soleil et de sucre.
Si une légère cicatrice, un petit éclatement de la peau à la base de la queue est perceptible, c’est encore mieux ! C’est le signe que le melon est à son stade maximal de mûrissement, à tel point que l’enveloppe est prête à éclater de bonheur.
Autre critère à vérifier, le « pécou » ou pédoncule. Celui-ci prêt à se détacher est le signe qu’il est mûr à point.
Ondine Vallée
(Sources : extraits des Archives de la Ville de Cavaillon)
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