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Ben Weider, fondateur avec son frère Joe, de l'IFBB

Un fonceur persévérant...

mais l'erreur est humaine


Pionnier du body building et fondateur d'un empire mondial consacré au fitness avec son frère Joe, Ben Weider se révèle un homme riche à souhait... grâce à sa détermination. Passionné de Napoléon, il s'est néamoins trompé en ce domaine.

 

ben weiderFils d’un émigré polonais, Ben Weider est né en 1924 à Montréal. Dans la dèche totale, la crise des années trente le marque à jamais: il sera un gagnant ou autrement dit un «money-maker». Il vendra ainsi à ses débuts des glaces pour 2 dollars 50 la semaines avant de devenir le maître cossu d’un empire sportif gigantesque et mondial chiffré à plusieurs milliers de millions de dollars, revendu, il y a peu, à profit en raison de son 'âge.

Ben Weider est aussi l’un des tous grands spécialistes de Napoléon. Il présumait que celui-ci avait été assassiné, il s’affaira à en dénicher la preuve. Pendant plus de trente ans, cet homme se heurta aux historiens français mais le 28 août 1995, une lettre de Roger Martz, chef du département de toxicologie au FBI, conclut que les cheveux de Napoléon fournis par Ben Weider contenaient beaucoup d’arsenic. L’empereur avait bel et bien été assassiné.

 

«Qui a tué Napoléon?», le livre signé par Ben Weider bien naturellement, s’est déjà vendu à plus d’un million d’exemplaires. Rien à perdre, tout à gagner.

Eclairage nouveau

Mais l'histoire ne s'arrête pas ici. Le monde scientifique, grâce à l'informatique, est en perpétuelle progression.

Jusqu'à aujourd'hui, il paraissait donc que Napoléon, disparu le 5 mai 1821 à Sainte-Hélène, avait été traîtreusement occis à l'arsenic par les Anglais.

En février 2007, un groupe de pathologistes suisses, canadiens et américains, à l'enseigne de l'université de Bâle, a mis à mal cette théorie. A partir des lésions de l'estomac, décrites par les médecins de l'époque, ces chercheurs ont reproduit, grâce à l'informatique, l'estomac de l'Empereur, qu'ils ont comparé par la suite à des images numérisées de cancers gastriques et d'ulcères bénins. Conclusion de l'enquête et des recherches: le décès a bel et bien été entraîné par un cancer sévère de l'estomac. La présence d'arsenic est considérée comme extérieure et indirecte.Le poison émanait des papiers peints tapissant les murs et/ou du vin consommé par Napoléon, puisque les fûts étaient nettoyés à l'époque à l'arsenic. La perfide Albion ne joua aucun rôle dans la mort de Napoléon.

 

Olivier Philippe pour travelbest21.com